GIST

Epidémiologie

 

Les GIST sont des tumeurs mésenchymateuses du tube digestif ou de l’abdomen.


Les GIST représentent une entité nosologique particulière depuis la découverte de leur lien avec les cellules de Cajal,les cellules pacemakers de la motricité digestive (2).


Sur le plan phénotypique, les cellules tumorales de GIST sont caractérisées par l'expression du marqueur CD34, commun aux cellules de Cajal, et par l'expression du récepteur tyrosine kinase c-kit (CD117) sous une forme mutée et/ou activée. Ces mutations sont de survenue précoce et constituent même peut-être l'événement oncogénétique initial de la maladie (3)


La protéine KIT est un récepteur transmembranaire à activité tyrosine kinase dont le ligand naturel est le SCF (Stern cell factor). Cette protéine, exprimée par les cellules de Cajal entraîne la prolifération, la différenciation, la croissance et la survie des cellules (1).


La mutation de la protéine c-kit entraîne une activation spontanée indépendante du SCF et une stimulation permanente des voies de signalisation intracellulaire. Dans 90 % des GIST, une mutation du gène c-kit est observée (1,3). Il existe cependant près de 10 % d’authentique GIST qui ne présentent pas de mutation de c-kit (7,8).


Incidence (2,5)

L’incidence exacte des GIST est encore difficile à estimer. Elle est voisine de 2 nouveaux cas pour 100 000 habitants par an.


Les GIST représentent moins de 1 % de l’ensemble des tumeurs du tube digestif et classiquement 10 % environ de l’ensemble des sarcomes.Les GIST sont les tumeurs mésenchymateuses digestives les plus fréquentes (80 %).


À l’heure actuelle, on estime que l’incidence dans les pays occidentaux est de 14,6/1.000.000 par an, ce qui représenterait en France environ 800 à 900 nouveaux cas par an.

Age et sexe (2, 3)

L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans (entre 5 % et 20 %). Les GIST sont extrêmement rares chez les enfants.


Il n’existe pas de prédominance masculine marquée, le sexe-ratio étant très variable selon les études et la localisation de la tumeur.


Il n’existe pas non plus de prédilection raciale, mais les GIST pourraient être de moins bon pronostic chez les Afro américains.

 

 
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